Un peu de rose, un peu de vent, un peu de rêves, un peu d'absence, un peu de vous...un peu de moi.

mercredi 27 juin 2007

Soit...puisque c'est ainsi!




Étrangement, ce matin, je me suis réveillée tôt…C’est rare, je ne suis pas du matin. Je n’aime pas être éveillée à cette heure de la journée, surtout que je n’ai rien de prévu, rien à faire…Comme tous les matins depuis quelques mois déjà.

J’ai bien essayé de me rendormir, mais il n’est pas toujours évident de replonger dans les bras de Morphée. Résignée, je me suis donc levée.

Je m’occupe en rangeant quelques bricoles, tourne en rond un moment, cherche une occupation (en vain) pour finalement me retrouvée assise sur le lit à regarder par la fenêtre. Il fait gris, nous sommes déjà en fin Juin la chaleur et le beau temps ne sont pas vraiment au rendez vous. Je ne me plains pas, bien au contraire !

Mon chat me saute dessus, il vient se dandiner sur mes genoux pour recevoir et/ou donner un peu d’amour. Je lui en donne volontiers et prends avidement ce qu’il est disposé à me donner. Je colle mon visage contre son ventre, mon nez fouille ses poils, j’aime son odeur et la douceur de son pelage.

C’est à ce moment là que je t’ai vue.

Tu es fièrement posé sur ma table de chevet avec quelques autres photos. Ce n’est pas vraiment un oubli de ma part, je le sais bien que je t’ai mis là, près de moi…mais ce matin, un nœud se noue dans mon ventre, une boule vient naître dans le creux de ma gorge, mes yeux s’embrument…Tu me manques.

J’ai tout un tas de questions à te poser, tout un tas de moment que j’aimerai partager avec toi, je ne le peux plus et mon cœur se serre encore un peu plus.

Est-ce que tu as aimé ta vie ?

Qu’est ce que tu regrettes vraiment ?

As-tu déjà été fier de moi ?

Tu es heureux maintenant que tu es parti ?

A quoi ça ressemble la où tu es ?

Tu ne reviendras pas alors ?


Non, bien sur que non tu ne reviendras pas…Je le sais bien.

Parfois tu me rends visite dans mes rêves, le plus drôle dans tout ça, c’est qu’à chaque fois je fais le même.

Tu arrives, je ne suis pas vraiment surprise, je t’engueule « Ne refais plus ça, tu nous a fait peur, on a cru qu’on ne te reverrai plus ! » Tu souris…

Je te demande alors si tu vas rester et tu me réponds « Oui » tout simplement.

Tu mens, tu ne restes pas, il suffit que j’ouvre les yeux pour que tu ne sois plus là.

Et là, je regarde ta photo, seul moyen possible de pouvoir te voir encore.

Si je te le demande gentillement, m'accorderais tu un peu plus de temps?


Laisse moi encore pouvoir te serrer dans mes bras, laisse moi encore sentir ton odeur, caresser tes mains, laisse moi t’écouter parler, laisse moi te regarder, laisse nous encore faire nos longues ballades, laisse moi le temps de te dire tout ce que tu peux représenter à mes yeux, laisse moi m’excuser de n’être pas venue à l’hôpital, laisse moi t’enlacer une dernière fois… Laisse moi te dire combien je t’aime et combien tu peux me manquer.


Tout ceci, je le garde pour moi, je ne pourrai jamais te le dire maintenant, j’espère seulement que là où tu es aujourd’hui tu regardes un peu en bas, fais un trou dans les nuages, souffles dessus tu vas voir…tu me verras et je serai en train de te regarder.

Je t’aime.

2 commentaires:

krouch krouch a dit…

...quel hommage..ou qu'il soit il entend tout ça, il le lis et le voit, n'aie pas de regret ma chouchounette il vit a travers toi, ton coeur et tes pensées...
je crois que tu es en train de laisser partir
malgrès tout, une larme coule sur mon visage!
je ne suis pas lui mais je suis fiere de toi
je ne suis pas lui mais je vais essayer de veuiller le moindre de tes pas
je ne suis pas lui mais mes bras seront toujours là
je ne suis aps lui mais merci
je ne suis aps lui mais je t'aime...

B. a dit…

Qui n’a pas eu un frisson de mélancolie en lisant ce texte ? Il n’y a qu’un cœur gros comme ça qui puisse écrire chose pareille. Un bel hommage dont il doit être fier.